vendredi 31 août 2007

Inauguration

Aujourd'hui c'etait l'inauguration de l'extension d'une bibliothèque dans une commune voisine, j'y suis allée et pourtant j'ai horreur de ça.
Mais j'avais reçu une invitation et je me devais d'y aller ne serait-ce que par politesse. J'avoue ne pas avoir bouder mon plaisir car après les discours habituels nous avons eu une surprise !

Le discothéaire et le responsable de la bibliothèque ont respectivement joué de la trompette et de la clarinette et chanté pendant que le directeur de l'école de musique jouait du piano (si c'est pas une belle collaboration ça !)
La mediathèque ayant pris le nom de Boris Vian ils ont donc chanté du ?
Boris Vian ! en commençant par "le déserteur", en passant par " je suis snob "chanté et joué avec brio par le discothécaire (avec la mèche sur l'oeil, et tout, et tout ;-) ils ont interprété aussi "je bois" et ont fini avec "ah si j'avais 1f50" repris de bon choeur par l'assistance !

L'élu à la culture me faisait remarquer qu'il avait passé du temps à faire son discours et que la seule chose dont les gens se souviendraient seraient les chansons ! Pour le consoler je lui ai dit qu'il venait de faire, ce soir, une belle promotion de la musique et qu'en ces temps de dématérialisation c'etait un tres beau cadeau à ses concitoyens ( je crois que j'ai des progrès à faire en matière de consolation des élus ;-)

J'ai pris un réel plaisir à flâner dans le coin musique à écouter et regarder les gens s'extasier sur ce qu'ils allaient pourvoir emprunter, l'attrait de la nouveauté bien sur, mais quand même ça fait du bien...





Boris Vian - Je suis snob -

lundi 27 août 2007

Des fois je me sens si vieille

(Mais toujours aussi énervée : ça ne passera donc jamais ?)



A propos d'un débat qui reprend sur disco-fr et sur la disparition du DC, quelques témoignages essaient de nous démontrer tout l'intérêt que l'on peut avoir à se débarrasser du support CD;
D'ailleurs on pourrait pousser le raisonnement beaucoup plus loin : pourquoi vouloir à tout prix télécharger (conserver) sur un disque dur, on peut imaginer que ce sera aussi une pratique très vite dépassée, pourquoi s'encombrer puisque tout est disponible en permanence sur le net et que cela ne pourra que s'améliorer ?


Au vu de mon usage perso et des pratiques de mon entourage (j'en connais qui achètent des k7 audio sur les foires à tout ;-) j'ai bien quelques réserves :

Pour ma part j'ai certes fait des progrès, j'ai découvert depuis un mois que l'on pouvait enregistrer le son qui sort de son PC.

Mais j'avoue avoir du mal à suivre le débat technologique qui a lieu en ce moment, ou apparemment le téléchargement illégal est une pratique naturelle et acquise (ce que je peux comprendre surtout si c'est pour payer légalement 0.99 € un titre inutilisable pour cause de DRM, format...)

Mais ce téléchargement illégal paradoxalement on l'écoute sur un I-pod silver machin, qui, si je ne m'abuse, est le parfait représentant de ce que la musique peut avoir de moins libre avec un format propriétaire, je sais bien que c'est un appareil de qualité qui explique la raison de ce choix et qu'il lit les MP3, mais quand même !

Moi j'avais un vieil Archos, qui a rendu l'âme, car je refuse cet attachement forcé même si ça m'aurait plu de pouvoir faire ma fashion-crâneuse, je n'ai pas non plus I-tunes installé sur mon PC, même si c'est le logiciel que tout le monde me conseille pour podcaster! C'est vrai que j'ai Vista mais si j'avais le temps, en plus de ma vie de ménagère de moins de 50 ans, je serais sous Linux.

Le téléchargement reste pour moi un paradis ou un enfer inaccessible, la dernière fois que j'ai voulu installé E-mule j'ai tout planté, j'ai du réinstallé tout y compris le modem avec nouvelle adresse IP, reconfiguration du réseau, et tout et tout...

Suite au DéCés de mon Archos j'ai donc investi dans un très joli camescope, appareil photo, lecteur MP3, enregistreur vocal, micro-ondes... équipé d'une minuscule SD card super facile à perdre que j'ai aussitôt insérée dans mon PC portable et que j'ai gorgée de musiques fabuleuses.

Ouais et une fois arrivée en vacances je me suis retrouvé avec 4 malheureux titres au lieu des 400 espérés, tout ça parce que j'ai copié directement à partir de mon portable ma bibliothèque et que presque tout (était) est enregistré en WMA, format que ne reconnait pas mon lecteur, et pourtant lors du transfert de ma bib de mon ancien PC vers mon portable j'étais persuadée avoir tout mis en MP3, afin d'échapper à ces fameux formats propriétaires, non sans me battre avec window-media qui m'en empêchait soi disant que j'avais pas les droits ! sur mon propre PC !

Ces manips demandent une rigueur que je n'ai pas : ça me rappelle le boulot dans ce qu'il a de moins plaisant, donc chez moi je me fiche du classement, je n'ai aucune idée de la façon dont on fait une sauvegarde, et je suis incapable de mettre à jour des fichiers présents sur deux disques durs différents, bref c'est le bazar et ça me prend la tête, je ne compte pas les heures passées après avoir installé le lecteur universel qui lit tous les fichiers (dixit le mode d'emploi) de m'apercevoir que j'ai pas le bon codec pour lire le fichier et qu'il fallait que je télécharge aussi le pack de codecs après y avoir fait des modifs paske Vista le reconnaissait pas !
Je HAIS les formats propriétaires et les multinationales !

Mais par chance l'esprit communautaire (web 2.0) fonctionnant très bien, on me "donne" sans aucune contre-partie quelques raretés (la dernière en date étant un titre introuvable de Louise Féron... ;-)

Tout ceci pour dire que je suis peut être dans une catégorie non représentative des pratiques les plus courantes du moment, catégorie qui comme le CD viendra à disparaître, mais qui en attendant a encore de longues années à faire avant la retraite et se trouve complètement dépassée à l'heure actuelle.

Surtout quand pour certains une médiathèque est en vue et qu'il faut défendre des budgets qu'on revoit à la baisse "puisque de toutes façons le CD va disparaître"..., Oui sauf que jusqu'à présent aucune solution n'a été trouvée, on y met quoi dans notre future bibliothèque ? Des vinyles ?

Et n'en déplaise à certains ce n'est pas pour freiner des deux pieds, ni être réfractaire : j'aime la technologie quand elle est à mon service et qu'elle me facilite la vie, pas quand elle la dirige ou me rend esclave.
Et au passage ,ça m'enerve aussi quand on dit que la musique est bien plus accessible sur le net que dans une médiathèque ! Pas pour tout le monde hélas ! Et c'est vraiment faire peu de cas de notre travail !



Allez continuons à creuser un peu plus la fracture numérique !

J'arrête là, car ma tisane va refroidir ;-)

Téléchargement

La rentrée s'annonce sous de bons auspices :

(Ici ce dimanche nous avons eu notre 2e jour d'été ;-)

Après Blog musik laissé pour mort et qui renait sous la forme Deezer, enfin peut être car ça change tous les jours, un site trouvé au bas d'une page des inrocks, pour ceuzzz à qui ça aurait échappé :

(en plus maintenant je sais me servir de l'outil capture de vista ;-)

http://www.daytrotter.com/

Je partage l'enthousiasme des Inrocks (pour une fois !) la première chanson sur laquelle j'ai cliqué était vraiment sympa, bon le site est en anglais mais très joli et présente évidemment des artistes américains.

Et pour ne pas rester en reste : pour les amateurs de 78 tours qui n'ont pas une poussée d'urticaire à l'idée d'écouter en MP3 :



http://www.78-tours.net/index.htm

Vous remarquerez tout de suite l'attractivité du site, mais il est en français ;-)

Parano (suite et certainement pas fin)


PART II

Donc après m'être reconnue dans l'entretien accordé par Jean-Yves Mollier à Télérama, j'en viens à une autre évocation qui finit de me rendre parano :

Ce We mon entourage m'a à plusieurs reprises interpellée :

(Je vous épargne l'accent normand (plus précisément du "pays des remorqueurs" ;-)

Eux (discours quasi identique quelle que soit la personne ) : "T'as vu la pub à la télé ?"

Moi : "Laquelle ?" Bah oui je regarde la tv mais j'avoue que sur Arte ou la 5 c'est pas ce qui prime, en plus souvent les pubs elles sont nulles surtout sur la 5)

Eux : "Bah la pub avec la bibliothécaire !"

Moi (là du coup très interessée) : "nan c'est pour quelle marque ?"

Eux (et là je me fais du souci quant à leur part disponible de cerveau ;-) "Bah j'en sais rien, en tout cas la bibliothécaire elle s'appelle Sophie ! "

Moi (inquiète quant à l'image véhiculée de la bibliothécaire et encore plus quant à l'association avec mon prénom) : " Allons bon, et elle fait quoi dans la pub ?"

Eux : "Bin elle range des livres évidemment !"

Moi (anéantie de constater qu'après tant d'années d'effort mon propre entourage ait cette vision raccourcie de notre profession, je tente une dernière fois) : "Et elle a quelle âge ?" Histoire de voir s'il n'y a pas quelques stéréotypes du type vieille fille à chignons et à lunettes dans cette pub. (cf couv ill en coul ;-)

Eux (je vous passe la perplexité se dessinant sur leur visage ) : "aucune idée, comme toi peut être ? En fait on n'a pas fait attention ça nous a surtout fait marrer !"...

Moi "Mouais..." Je leur aurais bien demandé mon âge à brûle-pourpoint, mais on aurait friser l'incident diplomatique en cas de mauvaise réponse ;-)
En attendant c'est moi qui sourit en constatant l'impact de cette pub dont personne n'est capable de se souvenir de la marque ...

quand même cette pub je voudrais bien la voir si quelqu'un a l'info ...

Pour savoir si après avoir supporté l'association trentenaire avec "Sophie la girafe" je vais devoir me préparer à une nouvelle vie avec "Sophie la bibliothécaire" ?

jeudi 23 août 2007

Bibliothèque populaire


la part II de la parano attendra un peu..

Car je voudrais revenir encore une fois sur l'entretien de Jean-Yves Mollier, en effet un autre détail avait relevé mon attention, et j'ai continué à y penser... Oui j'ai une tendance obsessionnelle en plus d'être parano, surtout quant il s'agit de la représentation de la bibliothèque dans l'imaginaire populaire collectif.

Je sais qu'il est facile de critiquer et je tiens à préciser que je suis reconnaissante à Jean-Yves Mollier de faire connaître au grand public ces réflexions sur l'avenir des bibliothèques.
Donc je reviens sur cette bibliothécaire courageuse qui, bravant les interdits, a patiemment et pendant de longues années, conservé dans son garage les ouvrages desherbés (en gros jetés à la poubelle) de sa bibliothèque, je l'imagine cachant ses précieux trésors, revenant à la nuit tombée, sauver ces ouvrages majeurs d'une destruction inéluctable (oui je délire ;-)
Je pense aux heureux habitants de la commune à qui on souhaite proposer ces oeuvres au sein d'une"bibliothèque populaire", Comment ne pas les envier d'avoir la chance de (re)lire la série des Jalna sur des livres jaunis et raccornis, de constater que le Congo est toujours belge et avec un peu de chance il y a peut être même quelques "Martine" ?
J'imagine bien la bibliothèque avec ses étagères en bois, sa poussière et sa... Bibliothécaire chignon, lunettes, jupe grise... (Je délire à nouveau ;-)
Populaire (définition de wikipedia) : La culture populaire est la culture pour le peuple, par opposition à une culture élitiste qui ne toucherait qu'une partie aisée et instruite de la population. . ...
Permettre à une population qui ne fait pas partie des nantis de lire autre chose que des livres neufs et d'actualité, quel progrès !
et quel progrès pour l'image des bibliothèques...
Voilà j'arrête, sinon je vais devenir aussi insuportable dans mon blog que dans la vie !

mercredi 22 août 2007

Parano

PART I
(La suite est de mes réflexions à retardement sur l'entretien de JY Mollier est à lire dans bibliothèque populaire )

J'avais intitulé ce billet "auto-pub", mais après lecture du dernier Télérama et l'interview, pleine de poncifs de Jean-Yves Mollier, (poncifs pour tout bibliothécaire qui aura suivi l'actualité) je change le titre pour "parano", car dans son entretien il évoque des bibliothèques anglaises qui prennent des formes inattendues (je le cite) :
"A l'initiative des bibliothécaires souvent des femmes très sensibles aux modes de consommation modernes (C'est tout moi ça ! ;-) vil flatteur va ! mais je traduis quand même par " en plus d'être omniprésentes dans les bibliothèques nous sommes de parfaites consommatrices ? De toutes façons nous on ne consomme pas on teste !

Je continue à le citer : " au Royaume Uni , des bibliothèques prennent place dans des centres commerciaux", (c'est encore moi ça !) mais quand même il aurait du se renseigner un peu, car rien que dans ma ville on est deux à être situées dans des centres commerciaux, et on doit pas être les seules ?

Dans le genre c'est nouveau et moderne : La bibliothèque ou je sévis fêtera en 2009 ses 30 ans d'existence dans le-dit centre commercial !

Re-citation : "C'est un succès que les londoniens plébiscitent", bah oui en consommatrices avisées que sont les ménagères de moins de 50 ans, cela leur permet d'abandonner mari (ça toute personne qui aura traîné un boulet grincheux pendant les soldes comprendra, attention j'ai pas dit que tous les hommes étaient comme ça juste ... Heuuu 99% ?) et enfants à la lecture de BD et de journaux, pendant qu'elles vont faire les courses. Bon des fois elles oublient les enfants dans la bibliothèque ce qui a l'heure de la fermeture n'est pas sans nous poser problèmes, surtout quand ils n'ont même pas l'âge pour dire leur nom ou/et que le grand frère ou la grande soeur refuse de dénoncer la mère irresponsable ;-)
(Je vous rassure ça finit toujours bien, en général ils sont fiers comme des poux de partir avec les armoires à glace du service sécurité avec leur costume qui ressemblent à celui des pompiers et la mère est beaucoup plus impressionnée d'aller chercher sa progéniture au PC sécurité après un appel radio dans le centre qui lui colle la honte de sa vie, que de subir les réprimandes de bibliothécaire qui savent même pas ce que c'est que d'avoir des enfants ! Je cite)
mais comment leur en vouloir à ces consommatrices avisées de ne pas avoir su résister à LA petite robe qui fera super jolie avec le manteau assorti, oui je plaisante mais pour la robe uniquement !

Comme vous l'aurez remarqué je ne fais pas d'analyse sur le fond de l'entretien,
sinon après y'en a qui diront que je deviens bibliothécaire ;-)

Et puis après ils ne sauront plus quoi faire sur Biblio-fr.

A suivre et vous saurez pourquoi je deviens parano...

mardi 21 août 2007

Quand deux bibliothécaires s'interessent à l'art contemporain...

Compte-rendu de la viste d'estuaire 2007

Préambule I: si vous êtes lecteurs de "Beaux arts magazine", intégriste de l'art, critiques d'art (là ça m'étonnerait qu'il y en ait qui lisent ce blog )... Ne lisez pas et ne regardez pas car vous allez crier au scandale !
Préambule II : ce post est traité du haut de connaissances en histoire de l'art acquises entre la maternelle et la licence, autant dire aucunes (si ce n'est un vague souvenir d'avoir étudié la "naissance de Vénus" de Botticelli au collège et peut être aussi le souvenir d'un voyage au chateau de Versailles en primaire...)
Sur le plan physiologique : force est de constater que la contemplation de l'art contemporain peut être très sportive et source de grande fatigue, il manquait aussi des endroits ou étancher sa soif.

La visite de l'ïle de Nantes et son hangar à bananes (très bobo), à été l'occasion de visiter l'expo "Rouge baiser" de la FRAC des pays de Loire, expérience intéressante : on aime, on aime pas, on comprend rien, mais on ne reste pas indifférent et c'était à chaque fois l'occasion de discussions intéressantes, à essayer de comprendre, à chercher la symbolique, mais qu'a bien pu vouloir dire/faire l'artiste ?

On a quand même failli rater quelques oeuvres dont une de Jeong-A-koo, dénommée maison flottante et que j'avais prise dans un premier pour un restant d'emballage jeté en vrac, en me demandant quand même à quoi pouvaient bien servir ces morceaux de sucre entassés dans un coin ! Inculte que je suis ! il s'agissait de petites architectures construites en sucre et en planchettes de bois empilées, repositionnables (tu m'étonnes ! Crise de nerfs assurée lors du reposisitionnement )

Question : Est-ce que l'artiste vient à chaque fois elle-même positionner son oeuvre, ou bien est-ce la mission du conservateur ou cela est-il dévolu au manutentionnaire-stagiaire qui plante les clous ?
Dans le même genre il y avait une très jolie composition à même le mur de Jim Hodges : 189 fleurs artificielles épinglées, même question une fois l'oeuvre achetée, l'artiste vient lui même l'installer ?

Naaaann je sais je suis bête ! peu importe, seul compte le matériau, sa légereté, son artificialité qui ne reproduit pas la nature mais évoque la mémoire, la conscience du temps qui passe...
(Oui j'ai lu le catalogue d'expo ;-)

en fait y'a plein d'oeuvres que j'ai aimées, c'était varié et au moins ce n'était pas la course ou la foule que l'on rencontre dans les grands musées : "Naaann t'assois pas faut se dépêcher on a encore l'aile nord et l'aile sud à faire..."

Après cette récréation nous avons réellement commencé notre périple "estuaire 2007" le long de la Loire, en commençant par ...
Se perdre, normal je sais, mais à ma décharge c'est pas moi qui lisais le plan...
Non non je ne dénoncerais pas ;-)

Voici donc l'habituel diaporama (officiel ;-) bien en-deça de ce que peut être la visite en "vrai" de cette incroyable exposition à ciel ouvert ...

Allez-y c'est magique... Et c'est jusqu'au 1er septembre, après il faudra attendre 2009, puis 2011 !





Estuaire 2007
envoyé par Sophiebib

lundi 20 août 2007

L'intelligence collective

Les vacances sont finies, je redeviens (un peu) sérieuse.

Quelques réflexions à partager et à traduire en bibliothécais après lecture d'une interview de Pierre Lévy dans le monde (il travaille sur la constitution d'un méta-langage l'IEML) que j'ai découverte grâce à Thierry Crouzet, et à ses très intéressantes remarques sur le sujet.

"(extrait)...Internet n'est-il pas aujourd'hui une immense bibliothèque aux livres entassés en désordre ?
Réponse dePierre Lévy :
En effet. Vers la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, sont apparues, avec les fiches de description des livres (titre, auteur, contenu, cote...), ce que l'on appelle aujourd'hui les métadonnées. Ce sont elles qui permettent de naviguer dans le contenu. Aujourd'hui, le grand enjeu d'Internet, c'est bien la question des métadonnées. Peu de gens ont encore pris la mesure du défi que cela représente. Actuellement, les moteurs de recherche utilisent le texte comme sa propre métadonnée en travaillant sur le plein texte. C'est une immense régression par rapport à tout le travail réalisé depuis deux ou trois siècles par les bibliothécaires et les documentalistes. Un retour à la préhistoire. La raison en est l'ampleur du phénomène. Bien souvent, les bibliothèques étaient constituées dans une seule langue et avec une collection d'ouvrages progressivement accumulés. Internet apporte une quantité immense, très hétérogène, multilingue. Il existe aujourd'hui des centaines, des milliers, des millions d'organisations différentes et incompatibles des données. D'où la complexité extrême du problème. Néanmoins, pour augmenter l'intelligence humaine grâce à Internet, nous devons le résoudre..."

Quand je lis que les bibliothèques ont un langage, je ressens une gêne, et je pense aux générations de -thécaires élevées au Blanc-Montmayeur ou à ceux qui se sont battus ou se battent encore pour utilsier correctement Rameau, on aura essayé, ça oui, d'avoir UN langage compréhensible... SEULEMENT par les bibliothécaires
et on s'en est éloignés avec l'arrivée, entre autre, des logiciels informatiques de gestion des bibliothèques, nous nous sommes pliés, ou pas, à des logiciels aux fonctions limitées, qui nous ont vus livrer des combats acharnés et perdus d'avance (allez expliquer à un informaticien ce qu'est un "titre uniforme" et son intérêt) et on ne peut qu'en constater les dégâts lorsque l'on change de logiciel, c'est pourquoi, et je partage l'avis de Thierry Crouzet, Internet n'est pas une régression mais une avancée, voire même une libération, il faut se rendre à l'évidence "...Il n’y aura jamais de métalangage capable de structurer l’ensemble des connaissances et des informations..." Et il n'y en a plus l'utilité : "...D’ailleurs pourquoi inventer un tel langage ? Pour structurer le web au-delà de ce que propose les moteurs de recherche, nous avons découvert il y a trois ou quatre ans une solution : les tags..." "...Les tags viennent qualifier ces liens. Ils ne sont jamais uniques, ils n’obéissent à aucune autre logique que celle des utilisateurs, mais peu à peu ils se renforcent, privilégient des sens de circulation. Le web est un réseau qui apprend, c’est un immense cerveau d’enfant..."

On a envie d'adhérer au joyeux bazar du web et de son non-classement apparent :

"...Nous devons à tout prix éviter d’enfermer le web dans un formalisme qui pourrait l’étouffer. Il serait dangereux de vouloir retrouver un semblant d’ordre classique. Avec l’hypertexte, le lien non hiérarchique entre deux informations, nous avons découvert la classification du millénaire à venir..." Voilà tout est dit ?

Par contre à nous bibliothécaires de l'assimiler car il s'agit d'une logique totalement différente de ce à quoi nous avons été formés, voire même contre-nature "... Internet est désordonné seulement si on le regarde avec les yeux d’un bibliothécaire du dix-neuvième siècle, voire du vingtième. Il est désordonné parce que l’information n’est pas hiérarchisée, n’est pas rangée dans des cases elles-mêmes rangées dans d’autres cases. *Sur internet, ce désordre apparent cache une structure bien plus subtile, proche de celle de nos cerveaux, un réseau d’interconnexion entre les informations. La structure n’y est plus hiérarchique mais topographique : il existe un chemin de telle information à telle autre. La largeur du chemin et sa distance suffisent à déterminer leur proximité. Cette organisation autorise des relations de n à n sans aucune limite. On est passé du 2D des bibliothèques au multidimensionnel..."
A suivre...

en attendant je viens de me fâcher avec tous les catalogueurs unimarciens !



*C'est un peu ce qui nous avait été expliqué de façon plus scientifique à la journée de l'AFAS sur "les nouveaux outils du traitement documentaire"....

dimanche 19 août 2007

coup de coeur

Beirut

Un vrai coup de coeur pour cet artiste de 20 ans multi-instrumentiste : Zach Condon si jeune et si beau !

Une musique qui rappelle bien sur Kusturica et les balkans, mais une voix à se damner, l'impression de l'avoir déjà entendue, de ne connaître que ça...




http://www.dailymotion.com/video/x2r19o_beirut-nantes-livemalta07_music


vendredi 17 août 2007

Joyeux anniversaire




Il parait que c'est l'anniversaire du Compact disc aujourd'hui : 25 ans
On a envie de lui souhaiter quand même un joyeux anniversaire à cet objet qui nous hante, s'est infiltré partout dans notre vie, mais aussi en passe d'en disparaître très vite selon les pronostics les plus pessimistes,
ce sera plus difficile de se refaire une beauté en se regardant dans un lecteur MP3,
plus besoin de sortir ses lunettes pour voir ou est allé se loger ce P... de P de protection,
ou pour lire le nom illisible du réalisateur du film dont on catalogue la musique,
plus besoin de mettre 1/4 heure à essayer de réintégrer le livret d'opéra définitivement trop gros pour entrer dans le boîtier,
plus besoin de ce joli geste consistant à appuyer sur la marguerite centrale avec son index tout en saisissant avec le pouce et le majeur les deux bords opposés de la fameuse galette, le tout généralement accompagné de la grimace concentrée et adéquate qui se transforme en désespoir/haine quand le CD récalcitrant vous échappe pour rouler sous une étagère inacessible et que l'usager vous regarde hilare.
Et le changement de boîtier ! la légère distorsion du plastique qu'on exerce juste avant qu'il ne casse, pour démonter l'ensemble...
plus besoin de le frotter contre son jean avant de l'insérer dans la platine (oh non je n'ai jamais fait ça !)
Et plein d'autres choses encore (Si vous avez des anecdotes, n'hésitez-pas les commentaires sont ouverts ;-)

Joyeux anniversaire Mister CD !

Page de Pub

La bouquinosphère #2 le 26/09 à 19h30
"Seconde rencontre de blogueurs de la bibliosphère
LaFeuille et Librairie Mutation vous convient au second apéro de la bouquinosphère, cette blogosphère remplie de livres électroniques, de réseaux sociaux construits autour des livres et des bibliothèques que nous fréquentons."
Quand ? Où ?
Cette rencontre aura lieu
le 26 septembre 2007 dès 19h30 à la Librairie Le Merle moqueur,
51, rue de Bagnolet, 75020 Paris. Métro Alexandre Dumas (Ligne 2). Plan d'accès. ObjectifCréer une rencontre entre blogueurs qui s'intéressent aux livres, aux bibliothèques 2.0 et à l'édition numérique, pour faire connaissance et bavarder... sans modération ... De la rencontre entre blogueurs qui s'intéressent aux livres, aux bibliothèques 2.0 et à l'édition numérique, pour faire connaissance et bavarder... sans modération !
Ce genre de manifestations devient de plus en plus fréquente, cf les carnets de rencontres de blogueurs, Ca veut pas dire que j'irais, mais cela me conforte dans l'idée qu'Internet ne créé pas que des êtres associaux qui ne vivent leur réalité que sur Second Life, cet ersatz de communauté. Je trouve le principe intéressant, mettre un visage sur des noms, voir les gens évoluer en vrai et "accessoirement" échanger sur ce qui nous passionnent... La vie quoi !

mercredi 15 août 2007

Panne

Et voilà 4 jours d'absences et mon blog en profite aussi pour prendre des vacances...

Tout est perdu !
Je me lance et plonge les mains dans le moteur pour réparer tout ça !

Il faudra donc patienter un peu pour les photos d'estuaire 2007 en attendant vous pouvez aller jeter un coup d'oeil sur sur le blog de Bakelith ou celui de Civelle


PS / la maison de Jean-Luc Courcoult a définitivement coulé...

samedi 11 août 2007

Certitudes inébranlables


Dans la série travaux d'été, nous avons décidé, en prévision de notre future médiathèque, suite à des demandes récurrentes de nos usagers et à terme d'identifier la production locale, de créer une nouvelle catégorie :
"le rock français" !

"Le rock français ", me disais-je, la belle affaire !
surfant sur notre enthousiasme, tout se déroulait pour le mieux pas de problèmes pour Trust, Téléphone, Indochine...

Mais très vite évidemment nous avons commencé à avoir des points de vue divergents :
"Ok on ne met pas Daho en rock, c'était plussss new-wave à l'époque, mais dans ce cas, NON ! on ne met pas non plus Niagara en rock français !"

Et Higelin ?

Et Thiéfaine ?

et Eddy Mitchell (sans ses chaussettes) "il est plutôt blues ? oui et on ne s'occupe QUE du rock !

Et Thiéfaine ?

"Et X on le met ou ?"
" De toutes façons c'est de la daube !"
"Ok mais on n'a pas de catégorie daube, alors on fait quoi ?"

Comme tous les -thécaires, étant des gens modérés et pondérés nous avons laissé les choses se décanter un peu... ;-)

Nous sommes allés faire un tour sur Wikipedia et après avoir constaté qu'il mettait Cabrel en rock français, on est allés voir ce que faisait les collègues, et, au vu de la diversité des catalogues,(il nous aurait fallu un institut d'études statitistiques tout entier pour réussir à tirer quelque chose de ce joyeux bazar et je ne dénoncerais les pratiques illicites, qui vaudrait à leurs auteurs le bûcher de Disco-fr),
Donc livrés à nous mêmes,
nous sommes allés chercher une définition du rock dans un dictionnaire (vous savez les ouvrages en papier dont plus personne ne se sert ;-)
Et nous avons déterminé quelques règles :
- Présence d'instrument récurrents (genre : guitare, basse, batterie)
- Textes en français (on a failli ajouter un critère qui nous aurait valu une volée de bois vert : prépondérance de la musique sur le texte !)
- Des éléments sur le document ou dans la musique qui ne laissent aucun doute sur leur nationalité.

A titre d'exemple un groupe comme Phoenix est resté en rock et variétés internationales, par contre j'avais des remords à laisser les Dogs, les Roadrunners dans cette catégorie et puis je me suis dit que c'était leur rendre un hommage, le prestige de la classe 2 : L'international !Après tout Dominique Laboubée est bien mort sur une scène américaine (on se console comme on peut ;-) Tout en me disant qu'à termes nous avions dans l'idée de mettre en valeur les musiciens locaux et qu'on trouverait une solution d'ici là...
Et je me disais aussi (oui je me dis trop de choses !) peut être on pourrait mettre en ligne un tableau (un truc simple) avec une liste que chacun pourrait modifier en y ajoutant des noms, avec une case à cocher : rock ou pas rock ? Et le nombre de croix déterminerait l'appartenance à ce genre ?

Ce serait démocratique et sans débats, certes interessants, mais interminables et qui n'aboutissent pas...

Pas très web 2.0 non plus si ce n'est dans l'état d'esprit !

vendredi 10 août 2007

Escapade

Bientôt le 15 aout
Et comme d'habitude direction les marches de la Bretagne...
J'ai déjà évoqué les parisiennes en vacances et les Méharis,
mais pas encore la très chichiteuse régate du bois de la chaise !
Le comble du chic !
Pendant que Madame compte ses poussins (fort nombreux) sur la plage
Monsieur, avec l'aîné, essaie de faire concurrence aux insulaires
Pour démontrer que la célèbre devise parisienne "fluctuat nec mergitur"n'est pas usurpée !

Comment reconnait-on un insulaire ?

En voici un ci-dessous
La différence ?

Voyons ! Il n'a pas le joli pull rayé Ralph Lauren !

Précision inutile : Contrairement à la précédente remorque vue dans ce blog, celle-ci ne transporte aucun livre.

Mais cette année une petite halte à Nantes auparavant pour y retrouver... Une discothécaire ! Et tenter une visite d"estuaire 2007" que j'attends, avec impatience, depuis 2 ans déjà...

Retour prèvu 16 août...

Démesure

C'est quoi déjà la symbolique de la guitare ? ;-)

mardi 7 août 2007

(auto)Censure VS coup de coeur

Je reviens sur le sexe, la censure et mes état d'âmes de bibliothécaire...

En ce moment, tourne en boucle dans mon auto-radio le dernier album d'Elli Medeiros que je trouve excellent, jolie voix, belle musique, aux styles et influences diverses qui en font un album riche et varié, et cerise sur le gâteau : un joli duo avec Etienne Daho...

Mais, parce qu'il y a un Mais, qui fait que je ne proposerais pas cet album en "coup de coeur" pour le portail de la bibliothèque, c'est la première chanson qui me bloque, et là, pour une fois (chose rare), mon côté obscure n'arrive pas à prendre le dessus sur mon coté bibliothécaire un peu prude(ente).
Je n'ai pas envie d'apporter ma contribution en plébiscitant un album dont les paroles du type "je suis à genoux, crache-moi dessus" me heurtent. Même si je trouve cet album très bien...

Pourquoi, en ce moment, les chanteuses françaises de talent sont elles aussi crues ?
Je citerais quelques exemples sans me lancer dans une discographie :"J'veux un mec" d'Adrienne Pauly, "sur le pont d'Avignon" de Claire dit-Terzi, ou encore Brigitte Fontaine...
Dans un contexte ou l'image de la femme en musique laisse à désirer, comme c'est si souvent le cas dans le rap ou encore comme dans ce clip ou la femme sert d'instrument de musique, clip aperçu sur Canal et présenté par une journaliste Tania dont le nom de groupe est "les putes à franges" !
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OMAHA BITCH DANCING CYPRINE

En fait ce qui me heurte dans ce phénomène soi-disant de société qui met le sexe à la mode, c'est la graduation : le sexe tout d'abord, puis l'instrumentalisation du corps déconnecté de tout affect ou émotion, qui aboutit à la violence et finit même par la banaliser.

Je ne sais pas si l'appopriation de cette mode dans leurs chansons par des interprètes féminines soient très "libérateur", par contre la récupération elle, est, garantie, ainsi que ces effets désastreux sur la construction de personnalités en devenir.
J'aimerais bien avoir d'autres exemples, pour savoir si le problème vient de moi ? Si je me pose trop de questions parce que notre profession nous met en contact direct avec des usagers aux sensibilités si différentes et parfois si fragiles ?
Il est vrai que la bibliothèque, dans laquelle je travaille, se trouve en bout de ligne de bus d'un grand centre psychiatrique et notre proximité avec un centre de primo-migrants qui ont tendance à considérer le personnel féminin et les usagères comme de potentielles cartes de séjours fausse un peu mon jugement.

PS : je viens de voir la couverture du numéro d'août de Beaux-arts: "l'art et le sexe", qu'est-ce que je disais déjà ? Ben voyons, OK une femme les seins à l'air, normal, mais était-il nécessaire de l'attacher avec du chatterton ? Oui bien sur, je comprends rien : c'est de l'art !

Allez je vais prendre ma carte chez les chiennes de garde... Après je retournerai tenter ma chance auprès de Rodolphe ;-)

Et j'arrête d'être trop sérieuse, je vais finir par ressembler à une bibliotécaire ;-)

samedi 4 août 2007

Nanars and Co


C'est l'été, il fait enfin beau et ce matin dans la voiture j'ai entendu une chanson qui m'a mise de bonne humeur pour toute la journée, un pur moment de bonheur ou vous avez envie de courir dans les prairies normande teintées de rosée, encore endormies dans la brume du petit matin, une chanson qui rend légère et aérienne, dégagée de tous contraintes matérielles (quand je dis que le samedi ne me réussit pas (heureusement que la bibliothèque est fermée et que je ne fais pas d'accueil des usagers aujourd'hui, et Non je ne fume même pas c'est naturel chez moi ;-)...
Le titre de cette chanson ? (Hum hum ! On n'est priés de ne pas se moquer ;-)
"To France" Mike Oldfield, oui j'ai honte ! Mais cette vieille chanson me fait toujours le même effet "Madeleine de Proust"
Et vous, c'est quoi vos nanars, les chansons dont vous avez honte, que vous chantez sous votre douche ? ou que vous hurlez dans votre voiture toutes vitres fermées ?
(J'ai déjà quelques réponses croustillantes de discothécaires qui avaient acceptés de se livrer au jeu...)

Au passage et pour rester dans le nanar, une info que j'avais raté au moment de la fête de la musique : "Place aux chansons" (Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait penser à l'émission de Pascal Sevran...) Et qui, en ces temps de célébration du "Flower power" nous fait mieux comprendre pourquoi nos prédecesseurs se sont expatriés, même si Radio Caroline commençait à émettre ;-)...

mercredi 1 août 2007

Un peu de poésie

Deux coups de coeur
Le premier c'est Ridan qui a mis en musique un poème de Du Bellay,
cette année certaines poésies vont s'apprendre sans aucune difficulté...


Ridan - Ulysse

Le deuxième coup de coeur : c'est un billet du Babouin "On n'est pas sérieux quand on a 17 ans" ou comment mettre en poésie la baisse de fréquentation d'une bibliothèque !

Lectures estivales (suite)

... Au bout de quelques jours de ce type de lectures (la presse féminine), mon activité intellectuelle a commencé à crier famine, j'ai bien fait une tentative à la bibliothèque du camping mais 99 % des livres étant en Hollandais et le 1% restant me laissait le choix entre un Bouvard (non non pas "le Bouvard et Pécuchet" mais le Philippe ou d'autres inepties du même genre,
J'ai donc décidé d'acheter un livre !
Acte que je n'avais pas commis depuis plusieurs... Hummm passons
Donc me voilà partie et là, premier miracle, je tombe sur une librairie, et une vraie ! Pas un espace culturel d'un célèbre hypermarché, une vraie librairie à l'ancienne dans une rue piétonne, avec de la moquette, un escalier qui grince et des vieux fauteuils pour s'asseoir et... Prendre le temps.
Quant au libraire, l'allure même du post soixante-huitard qui au lieu d'aller faire du fromage de chèvres s'est installé comme libraire, une chance pour ses clients, et, en plus, à l'heure du conseil virtuel "vous avez aimé ce livre, alors vous aimerez celui-ci..."
Et bien lui il met des petits post-its qui dépassent dans quelques livres ou il a écrit son avis.
Le choix dans de telles conditions fût très facile et un livre s'est très vite imposé :
Eve Ensler : "un corps parfait" chez Denoël
Après ce que je venais de lire dans ces fichus magazines, qui vous donnent envie de vous planquer sous le premier galet trouvé ou de ne pas quitter l'eau en rageant qu'il n'y ait pas plus de profondeur pour vous cacher, et quand par-dessus le marché vous êtes entourés de beautés blondes mesurant au mininmum 1m90 et avoisinant les 49kg 256gr...
C'est LE livre à lire !
Je vous livre les dernières phrases de la préface :
"Dites aux faiseurs d'images et aux vendeurs de magazines et aux chirurgiens esthétiques que vous n'avez pas peur.
Que ce qui vous effraie c'est la mort de l'imagination, de l'originalité, de la métaphore, de la passion.
Et enfin soyez téméraires,
AIMEZ VOTRE CORPS, ARRETEZ D'ESSAYER DE LE REPARER.
Car il n'a JAMAIS ETE CASSE