lundi 16 juillet 2012

atelier de la ménagère

J'inaugure avec ce post une nouvelle rubrique : "le DIY de la ménagère de moins de 50 ans"
Nan je plaisante je suis nulle en créations manuelles !Je ne vous refais pas un résumé du #pointrennes qui a défrayé la chronique cet hiver et qui continue à faire parler de lui dans le petit monde des bibliothèques. Toujours est-il qu'aujourd'hui le renne est hypertendance :


Me trouvant un peu désoeuvrée faute d'enfants qui grandissent et voguent sous des cieux plus cléments (enfin ça c'est pour la prose parce que sinon Generation Y et Z ont un temps pourri dans leurs contrées respectives)
J'ai trouvé sur une foire à tout ce trophée en pur plastique (je précise pour les défenseurs de la cause animale)

Tout de suite je lui ai trouvé du potentiel et me suis dit que, même moi,  je devais pouvoir en faire quelque chose
Et tadam :
Voilà ce trophée, qui m'aura coûté 0.30 € et un vieux reste de peinture rose, s'est transformé en un joli porte-bagues, clefs, ... Un objet tendance qui provoque déjà quelques jalousies au vu des commentaires : T'es sure ? Tu veux vraiment l'accrocher ? Ah bah c'est ballot ma perceuse n'a plus de batteries ;-(

vendredi 6 juillet 2012

j'ai lu un livre (suite)

Et comme ça m'a plu j'ai poursuivi en allant écouter de vive voix Paul Fournel, enfin avant, il y avait une très jolie lecture d'extraits de "la liseuse" par Didier Flamand,
puis la présentation de Paul Fournel par un universitaire qui sur le moment m'a fait très peur mais qui s'est avéré passionnant

et puis enfin Paul Fournel. Ah non ! En tout premier lieu, il m'aura fallu me perdre dans la campagne normande pour trouver un château qui ne s'est laissé découvrir qu'une fois la voiture garée et après avoir marché un peu perdue dans un bois...

Hé oui Paul Fournel il se mérite mais il le vaut bien, c'est un homme passionnant qui pose un regard intelligent et réfléchi sur le livre et son contexte. Il aborde la littérature d'une façon étonnante en parlant de sa structure à travers les âges.

Il n'est pas vraiment pour les tablettes (d'ailleurs son livre "la liseuse" est sa seule oeuvre sous forme numérique) Ce en quoi on ne peut que partager son avis, ce qui est important c'est l'oeuvre le reste n'est qu'outil ou support, avoir un Ipad n'est pas un acte créatif ;-)
Paul Fournel pense que l'édition doit s'adapter aux nouvelles pratiques bien sur, mais surtout il va plus loin et pose la question :
Avant le texte n'avait aucune valeur sans le livre, 
aujourd'hui le texte se sépare du livre, 
alors quel est le prix d'un texte ? 

Il y a une place pour l'édition mais elle est à prendre elle n'est pas acquise aux éditeurs traditionnels ! Un modèle économique viable est à trouver rapidement, alors qu'il aura fallu quelques centaines d'années pour trouver celui du livre imprimé.

Toujours étonnée qu'il ne fasse aucune différence dans son discours entre un Ebook et une tablette je lui ai posé la question à laquelle il a répondu que pour lui les Ebooks n'avaient aucun avenir "c'est moche, c'est trop gris..." Lui ne voit aucun inconvénient à lire sur sa tablette.
Et c'est vrai que depuis plusieurs semaines je me pose des questions toujours pas convaincue par les Ebooks, attention je ne dis pas que je suis contre, je pense même que certains peuvent y trouve un intérêt (Paul Fournel parle de lecteurs bitextuels ;-) mais une réflexion me trotte dans la tête cette histoire de confort de lecture apporté par l'encre électronique qui justifie à lui seul l'acquisition d'un Ebook n'est-ce pas le même débat que celui qui fit rage entre la Hi-fi et le MP3 ? 


Bref je suis revenue de cette rencontre avec de la matière à réfléchir et le sourire aux lèvres car ce fut une jolie soirée sur les terres de Maupassant que ce dernier n'aurait certainement pas dédaigné.







j'ai oublié de préciser que Paul Fournel était au château de Miromesnil Dans le cadre du festival "terres de paroles"

lundi 2 juillet 2012

j'ai lu un livre

J'ai lu un livre.
Un vrai livre en papier, un roman, enfin c'est ce que je croyais jusqu'à la fin qui m'a appris que j'avais lu un poème.
J'ai lu un livre qui parle de liseuses, même qu'au départ, ironique, je me suis dit Pauvre Paul Fournel qui confond liseuses et tablettes*. Non, bien sur, il ne confond rien, il ne se trompe pas, il a tout compris. Lire un livre en papier qui parle de liseuses et d'édition numérique tout en critiquant ce monde voué à disparaître avec pour héros un éditeur qui n'a jamais écrit de livres et n'a fait qu'en lire quel joli paradoxe.
Quelle triste réalité si bien écrite, si pleine d'optimisme, alors que tout autour tout s'écroule.
Je devrais lire des livres plus souvent c'est bien on plonge dedans on s'isole, on s'isole tellement qu'après le monde autour de nous est tout flou. C'est ce qui m'est arrivé quand j'ai fermé ce livre et retiré mes lunettes, je n'y voyais plus grand chose par contre en reprenant le livre et en remettant mes lunettes à nouveau tout devenait plus net et on dit que c'est l'écran qui isole !
Bref j'ai lu un livre et je me sens bien, réconciliée avec la littérature avec l'envie d'en lire d'autres mais pas des livres fashion, tendance non des vrais livres, de la vraie littérature j'ai l'impression que je n'ai plus eu cette envie depuis des siècles. En quittant la fac j'étais tellement écoeurée que j'avais décidé de ne plus lire un auteur mort mais en me promettant de relire Proust quand je serais à la retraite, vu l'avenir qui nous est réservé je me demande si je ne vais pas commencer avant...
J'ai lu un livre, je me demande si c'est le premier cette année ? En fait je me demande si c'est le premier vrai livre que j'ai lu cette année.
Voilà vous le saurez maintenant je voue un culte à Paul Fournel.
A gauche une célèbre tablette avec une application très connue vous proposant une bibliothèque en bois pour y classer vos livres numérique, oui les miennes sont vides et d'ailleurs à ce sujet je vous invite à lire cet article : "le cul de sac des étagères infinies" ;-)
PS : parce que je suis un peu bibliothécaire un peu développement durable, un détail m'interpelle : de plus en plus souvent les libraires collent des puces RFID dans leurs livres qui j'imagine doivent avoir exactement les mêmes fonctionnalités que les nôtres. Alors plutôt que de pester après eux comme la majorité des bibliothécaires, dont le premier geste est de chercher comment retirer cette puce qui risque, peut être, de faire intérférence avec notre système ? Plutôt que de coller une 2e puce RFID sur le livre, pourquoi personne ne s'est encore penché sur la question de la compatibilité de nos systèmes afin de les rendre compatibles et peut être nous faire gagner et du temps et de l'argent ? En plus je mettrai ma main à couper que leurs fournisseurs sont les mêmes que les nôtres ? Une bonne fois pour toutes : une liseuse c'est un e-book, un livrel, ... Bref un petit support avec un procédé d'encre électronique qui pour l'instant ne permet pas de lire en couleurs et vous oblige à allumer la  lumière pour lire. Alors qu'une tablette est un écran, un ordinateur, un truc qui vous permet de ne pas déconnecter de lire tout en jetant un oeil à vos réseaux sociaux, mails, informations, matche de foot, jeux olympiques, tour de France, bref tout ce qui vous parasite une lecture... et ne vous oblige pas à allumer la lumière !

dimanche 1 juillet 2012

Bref

Mot court en 4 lettres, 4 c'est aussi les 4  minutes que durent cette vidéo qui explique le circuit d'un livre dans un réseau de bibliothèques !
Attention certaines images pourraient heurter l'âme sensible de collègues trop attachés à leurs documents !
On a aussi un aperçu de la vie en Ile et Vilaine ou les habitants vont toujours dans la cabane au fond du jardin ;-)